mercredi 28 mars 2012

We are human being and a real hero

Hier, j'ai vu Drive, et je suis tombée amoureuse de ce morceau (on sent mon amour pour les années 80, soit dit en passant, je me dis de plus en plus que ma vie serait morne sans Wham!):



Certes, Ryan est pas mal du tout, et même si le Driver est un sacré psychopathe, il peu aussi être super touchant le bougre! J'ai aimé le film, je ne me suis pas ennuyée, certains passages m'ont vraiment scotchée, bref, c'était bien.


dimanche 25 mars 2012

J'y crois encoooooore

Il y a quelques jours, je suis allée voir ma conseillère de vie, je lui ai narré mes dernières piètres péripéties, et elle à un peu tout remit en cause:

"Mais tu es sûre qu'il est pas timide? Parce que là, de ce que tu me dis, j'ai plutôt l'impression que vous êtes deux empotés, toi tu lances des briques dans sa mare, il te tends des perches pour que tu plonge dans la mare mais tu n'attrapes pas les perches et il ne relance pas les briques". 

J'ai réfléchis un moment, parce que je ne concevais pas que ce mec puisse être timide, et puis je me suis dis que moi je n'étais pas franchement du genre timide non plus, je vais vers les gens, "j'anime le magasin" comme dirait un collègue, mais je me liquéfie (miam) facilement quand il s'agit de parler a un mec qui me fait un peu craquer. 

Serions-nous deux handicapés des relations?

Du coup, j'ai décidé d'y aller zen: on verra bien, je ne fais plus de plans sur la comète, je laisse le printemps faire son boulot.

Hier, il va parler 5 minutes avec une collègue, je savais qu'ils se connaissaient un peu, j'ai stalké le compte fb de cette collègue pour voir s'ils étaient amis etc. Quelques minutes après qu'il soit repartit dans son rayon, la collègue vient me voir et me demande si je suis ok pour un verre ce soir, on fait ça régulièrement avec mes collègues des caisses, je valide l'invitation, en me disant, "et si il y était" mais zen, pas de plans sur la comète. Cinq minutes plus tard, une autre collègue arrive et me dit qu'elle à rameuté d'autres vendeurs pour le verre. 
Et là, quand il termine, il passe me voir, me dit: 
- tu fais quoi là tout de suite?
- (en rigolant) j'encaisse!
- tu viens prendre un verre après? On sera à ******!
- ça marche!

Et bien je ne me suis même pas transformée en hystérique intérieurement. Zen. 

A la sortie, je dis a mes collègues que je vais retirer de l'argent et que je les rejoins là où sont les autres, j'arrive au distributeur et j'entends "tu essayerais pas de me griller par hasard?", c'était lui.
J'ai cru qu'il venait retirer de l'argent, mais non! Il m'a vue passer devant le bar et pensait que je ne venais pas, il venait donc me dire que au cas ou, il ne restait pas, il avait une autre soirée de prévue et qui démarrait plus tôt que prévu mais qu'il fallait qu'on aille boire un verre un de ces jours. 

Joie. 

Et je n'étais pas du tout stressée ou quoi, juste naturelle. Juste bien. 

Soleil dans mon coeur. 


dimanche 18 mars 2012

On ne peut pas tout avoir

En fait ma boite c'est un peu Dallas, je commence à prendre part aux potins, et j'ai l'impression que tout le monde veut se taper tout le monde. Je prends peu à peu mes marques, je suis pas encore de la famille mais je suis conviée a quelques apéros de temps en temps. 

Concernant le Beau, je pense que je vais doucement passer à autre chose, sans une pointe d'amertume, mais pour avoir  un peu parlé avec lui, je pense qu'il est juste sympa avec moi comme il l'est avec les autres. Je pense que s'il était réceptif aux briques que je lance dans sa mare, il aurait répondu, parce qu'il à eu plusieurs occasions. 
Voilà. Je ne dis pas que ça va être facile, mais c'est comme ça. 
Le plus délicat va sûrement être la réponse à ma mère quand elle va me questionner, pour l'instant je n'ai eu droit qu'à:
- mais tu sais c'est un peu risqué quand même au boulot parce que si ça se passe mal après pour travailler...
- oui enfin tu sais je bosse pas franchement avec lui, et je le croise pas à longueur de journée
- ah, mais alors tu le mates quoi?
- ouai voilà on va dire ça comme ça. (oui je sais, je parle de ça avec ma mère)
- et lui?
- je sais pas. (aka non maman ne te fait pas trop d'espoirs).

Donc quand elle va me sortir un "alors?" et que je vais devoir lui expliquer que c'est mort, je sens qu'elle va encore aller voir mon père avec un regard apeuré en lui demandant pourquoi sa fille était une paria de l'amour alors que toutes les filles de ses copines ne passent pas une semaine célibataire. Je pense que c'est le moment de honte de ma mère quand elle voit ses copines, quand elles font l'apologie de la vie amoureuse merveilleuse de leurs progénitures, du coup elle se rabat sur "ma fille bosse dur en plus de ses études pour payer son loyer", passant sous silence mes soirées de beuveries, vu qu'en plus, certaines filles des copines de ma mère ne boivent pas d'alcool et mangent végé. 

En parlant de soirée de beuverie, Jeudi fut mémorable, sortie avec des copines de fac, avons passé la soirée dans un bar, sur 5 bouteilles, n'en avons payé que deux et demi, avons dansé sur des tonneaux, j'ai revu des tas de gens du lycée et du collège dont je ne me souvenais pas mais qui savaient parfaitement qui j'étais, des gens qui m'ont dit "heeeeeeey mais tu travailles à ********!!!!!!!!", (d'après une de mes collègues, ça ne fait que commencer, bosser dans cette boite c'est devenir célèbre à l'échelle de la ville), me suis fait pleins de potes pour la soirée, dont une fille qui m'a portée sur ses épaules pour que je retrouve mes copines, tout le bar qui me demande si je les ai retrouvées, grandes discussions sur la vie, l'amour et le sexe avec C dans les toilettes alors que je lui tenais les cheveux, beaucoup de flou aussi, à la fermeture sommes rentrées bras dessus bras dessous à grands coups de déclarations d'amour, avons sûrement réveillé tout l'immeuble en chantant dans les escaliers, J nous à tartiné de boursin cuisine pendant qu'on polluait mon mur facebook pendant 1h30 à base de "il y a du boursin partout". Le "lendemain" 7h (4h plus tard donc), j'étais en pleine forme, les filles à moitié dans le coma pendant que je dansais dans l'appart. C'est en arrivant en cours à 10h que j'ai commencé à sombrer, on à mit ça sur le compte que j'étais sûrement toujours pétée de 7h à 10h. 

A 14h30 j'ai retrouvé une copine du collège, que je n'avais pas vue depuis 10ans (je l'avais juste croisée il y a un mois, ce qui nous à permis de reprendre contact), 3h à se raconter 10ans de notre vie, à se remémorer ce qu'on avait fait ensemble (écrire au président pour lui dire de stopper la guerre en Irak, par exemple). C'était vraiment très cool!

Bref, ma vie va plutôt bien, j'espère juste que je réussirais vite à tourner la page pour le Beau. Et à finir mes dossiers à temps.

mercredi 14 mars 2012

Bourreau des coeurs spéciale vieux

Se faire aborder dans la rue:

- vous vous appelez bien I?
- euh oui
- vous travaillez à ****?
Sa tête ne me dit rien, je me dis que c'est peut être un vendeur que je ne croise pas souvent.
- euh oui mais pas souvent donc je ne connais pas tout le monde
- ah vous n'y êtes pas tout le temps?
Là je commence à me dire qu'en fait c'est peut être pas un vendeur.
- euh non. Excusez moi mais je ne sais pas qui vous êtes.
- je suis passé a votre caisse, je vous ai demandé si vous aviez des origines espagnoles d'après vos yeux, vous m'avez dit que vous n'aviez que le prénom d'espagnol.
Ok, ça remonte au moins à deux semaines, si ce n'est plus.
- ah euh oui c'est bien possible.
- vous faites autre chose quand vous êtes pas là bas?
- je suis étudiante.
- vous avez l'air pressée mais ça vous dirait d'aller boire un verre?
- c'est gentil mais je vais décliner.
- ah je suis un peu vexé, vous faites ça souvent?
- de décliner? Euh je ne suis pas sûre que "souvent" soit le mot, ça m'arrive c'est tout.
- je peux prendre votre numéro?
- je ne donne pas mon numéro.
- vous prenez le mien?
- je peux mais je ne peux pas vous garantir que je vous appellerais.
- vous prenez de quoi noter?
Je sors un calepin et un stylo. Je note son numéro, et il me redemande le mien.
- je ne vous le donnerais pas, si je veux vous appeler je le ferais mais n'ayez pas trop d'espoirs.
- vous n'appellerez pas.
- pas sûr en effet.

Et il à finit par me lâcher.
J'hallucine quand même un peu, que des gens de mon quartier me reconnaisse je le conçois, éventuellement des clients réguliers qui passent souvent à ma caisse, mais un mec qui m'a vue une fois et qui me reconnaît dans la rue... Flippant un peu. Surtout qu'il avait au moins 40ans.

C'est un fait: je plais aux vieux (par rapport à moi j'entends, je sais que la vieillesse est relative). Super.

Ne jamais baisser la garde

Hier, je prenais un café avec ma génitrice, elle me demande ce que je compte faire de l'après midi, je lui dis que je dois passer au boulot demander un truc à ma chef, et c'est la panique:
"ah bah je viens avec toi, je dois voir quelque chose!". 
Je n'avais pas l'intention de parler au Beau, mais ma mère lit en moi comme dans un livre ouvert, je me suis dis qu'elle allait direct comprendre. 
J'ai voulus envoyer un texto à une amie pour lui dire, plus histoire de paniquer en groupe qu'autre chose, et là, erreur de débutant, j'ai envoyé le texto à ma mère.
"je vais me faire griller par ma mère" du coup direct j'ai eu droit à:
- C'était pour qui ce texto???
- Pour N, oublis. 
- Grillée de quoi? Haaaaaaaaan c'est quiiiiii? HAAAAAAAN JE SAAAAAAAIS!

Elle sait.

Joie.

Je lui ai ordonné d'être sage et de ne pas me mettre la honte. (oui, parfois ma mère à 5ans).

On arrive, j'abandonne ma mère et vais voir ma chef. Je retourne dans le rayon, ma mère à disparu, et là, il arrive, me voit, on se dit "salut" (dieu merci je n'ai pas dis "bonnap"), on se fait la bise, et:

lui: je t'ai vue a la brocante Dimanche

Arrrrrrrg, ça fait des mois que je fantasme pour le croiser en dehors du boulot et pour cette foutue brocante j'avais le soleil dans la tronche donc j'ai juste regardé les stands et pas du tout les gens autours de moi! Pourquoooooooi?

moi: ah oui c'est possible!
lui: en tout cas elle te ressemblait beaucoup donc je pense que c'était toi!
moi: c'est donc que c'était sûrement moi! 

Et il s'est fait alpaguer par un client.

C'est pas super incroyable comme dialogue mais au moins c'était naturel, je n'ai pas tremblé, et ça sortait de l'ordinaire.

Etonnamment ma mère ne m'a pas encore trop saoulé. (j'ai finis par la retrouver) Elle se calme peut être à mesure que je vieillis. 

jeudi 8 mars 2012

mardi 6 mars 2012

La tête sur les épaules

Comme je fais un peu que chouiner en ce moment ici, et que là ça va un peu mieux depuis quelques jours, je me suis dis que ça serait pas plus mal de venir l'exprimer ici aussi. 
Je relativise disons.
Je sais qui je suis, ce que je vaux, je ne provoquerais plus de discutions comme ça avec le crush, si l'occasion se présente je lui parlerais, mais je ne forcerais plus la chose. Et si il ne se passe rien je ferais avec. C'est comme ça. Il y en aura d'autres. Il y a ce mec dans un de mes cours, je le soupçonne d'être un coureur, mais il me propose à manger, me demande ce que je lis, lance des vannes. Comme quoi je ne dois pas faire peur à tout le monde. 
Je suis seule depuis plus d'un an, quelques mois de plus ne changerons rien. 

J'avance dans mes projets, ça se dessine, et c'est assez fou de visualiser ce qu'on pourrait faire de sa vie, jusqu'à maintenant c'était quand même vraiment très flou et ça se précise peu à peu. 

Le blog passe ses habits de printemps, stop le froid, la semaine dernière j'étais en t-shirt, aujourd'hui je grelottais dans mon pull.

samedi 3 mars 2012

J'étais vraiment dans le doute pour aller lui parler aujourd'hui, mais N à eu l'idée du siècle: venir me mettre un pied au cul. Aka elle me rejoins au boulot a ma pause de midi comme ça elle me pousse à aller lui parler avant d'aller manger. 
Il était prévu que je la retrouve dans son rayon, genre elle m'attends là bas en faisant joujoux avec le matos. Jusque là ça passe à peu près. Sauf qu'elle était à la bourre et que je me suis retrouvée a arpenter le magasin à sa recherche. Quand je l'ai appelée alors que je zonais avec des collègues d'un autre rayon, en leur disant que j'avais perdu ma copine dans le magasin, j'ai du baragouiner une excuse bidon pour justifier que non il fallait absolument que j'aille la chercher dans l'autre rayon, alors que là où j'étais c'était bien plus proche des vestiaires. 
Donc je rejoins N dans le rayon, le vendeur était occupé, je dis 2 mots à N et je pars chercher mes affaires, pendant qu'elle teste tous les trucs du rayon. Quand je reviens, il est tout seul, N me file un coup de ramponneau et je me lance.

Ca à donné quelque chose comme:
" - Salut! Je voulais te remercier pour les conseil la dernière fois, mon ordi bug vachement moins maintenant qu'il est plus dans mon lit (je sais, je suis wtf), j'ai enregistré quelques données mais j'ai pas pu tout prendre, mais dans 10 jours j'aurais ma remise perso donc ça sera bon, et ma banquière va me maudire (je sais, je saaaaais). 
- (là je sais plus trop ce qu'il à répondu mais je pense qu'il en avait pas grand chose à foutre de mes conneries) (je me souviens de:) tu fais la journée? 
- ouaip, mais ça va ils sont plutôt sympas depuis ce matin
- (là il à dit un truc mais y'a eu un gros bruit et comme je suis sourde comme un pot j'ai rien compris alors j'ai du répondre un truc totalement à côté de la plaque)
- t'es en pause?
- ouai, je vais manger, j'ai faim, bonne aprem!"

Et je suis partie. Je sais. Qu'est ce que je suis con. N dit que c'est positif parce qu'il m'a posé des questions. Moi parce que je n'ai pas tremblé. 

Pourquoi est ce que je ne peut pas être contente? Pourquoi est ce que je n'y crois plus?

vendredi 2 mars 2012

Doutes

J'ai passé une semaine globalement bien. Voire même très bien. Bonne humeur, bons moments avec copines, j'ai eu mes résultats de partiels et ils ne sont pas catastrophiques, je n'ai pas mon semestre, mais je n'ai qu'un partiel à rattraper et ça va être du gâteau (j'ai eu 3, et c'était vraiment un coup de malchance, donc je ne m'inquiète absolument pas pour les rattrapages). 
J'étais pleine d'assurance pour demain, je me suis achetée une robe renversante aujourd'hui, que je ne peux absolument pas porter au boulot rapport au décolleté dans le dos, mais c'est psychologique, j'ai une robe sublime dans ma penderie donc c'était dans la poche.
Et là, bim, depuis 1h, je tourne en rond, je n'ai même pas faim, alors que ce soir j'avais prévu des pâtes avec lardons et sauce au safran, orgasme culinaire. Mais j'ai l'estomac noué, je me sens très seule alors que j'ai passé l'après midi avec des copines (et la pimbêche dont j'ai fais une sublime description au mois de décembre, pas faute d'avoir essayer de la virer). 
Je me dis que je suis stupide de m'acharner à vouloir lui parler alors que lui ne fait pas grand chose pour venir vers moi (hormis qu'il ai proposé de reformater mon ordi mais bon). 
Demain je re-tente, si je parviens à lui parler et qu'il ne montre pas de signe d'encouragement pour que je continue mon manège, je pense que je vais laisser tomber, si je lui plais, ça le réveillera peut être. Mais j'en doute, étant donné que je n'ai pas réussi à lui dire ne serait-ce qu'un bonjour depuis presque un mois et que ça ne semble pas l'avoir particulièrement chamboulé. 

Mais j'ai pas envie. J'ai pas envie que ça se passe comme ça. Parce que je craque vraiment pour lui. Parce que j'écris ce que je pense être son prénom au milieu de mes cours comme quand j'avais 15ans, parce que j'avais très envie de craquer à nouveau, mais après un an sans aucune histoire, me ramasser la tronche me ferait mal. Me retrouver a devoir l'oublier, me retrouver face à moi même, à devoir fantasmer sur des acteurs faute de mieux, à espérer un renouveau quelconque où je pourrais éventuellement rencontrer quelqu'un de nouveau, avoir à nouveau le coeur qui s'emballe et des étoiles dans les yeux, en priant très fort pour que les étoiles ne se changent pas en larmes une nouvelle fois. 
Je n'ai encore jamais pleuré pour lui, parce que je n'en avais aucune raison, je ne veux pas en avoir. 
Je voudrais que mes copines ne se soient pas trompées quand elles ont dit qu'il n'écoutait plus ses clients mais qu'il me cherchait des yeux. Je voudrais qu'elles n'aient pas dit ça pour me faire plaisir. 

Je voudrais que la roue tourne, parce que j'estime que j'en ai assez bavé pendant 3ans avec l'ex, que R s'est comporté comme un enfoiré, sans parler de M, même si ça remonte à 3ans. Alors merde, c'est mon tour, la Vie, arrête de tourner autours du pot, et aide moi. 

Ca faisait longtemps que je n'étais pas venue ici pour chouiner.