mercredi 22 août 2012

Blasée je suis

Depuis quelques mois, je me prenais moins la tête avec les mecs, j'attendais que ça passe. Le seul mec qui m'intéressait étant casé, je gardais mes distances. Mais bon, quand il m'a dit qu'il faudrait qu'on aille boire un verre, j'allais pas dire non. Déjà, il lui a fallut 3mois pour se décider à concrétiser ça, à ne plus dire "il faudrait" mais à dire "tel jour tu es libre?" (je relançais un peu quand même hein). On échangeait par mails, je lui ai filé mon numéro. Ce week-end on à convenu de se voir hier, dans l'après-midi, sans préciser de lieu. Lundi soir je le relance (par mail, toujours, il à mon numéro, je n'ai pas le sien) pour savoir si ça tient toujours, il me dit que normalement oui mais que ça peut être compliqué parce qu'il est en pleine recherche d'appart. Pas de soucis, je peux comprendre. Il me dit qu'il m'appelle à midi pour confirmer, je lui redonne mon numéro.
Hier, je précise que je ne stressais pas, que je ne me faisais pas trop de plans de fous dans ma tête, "on verra bien ce que ça donne" mais je ne m'attends pas à des merveilles. Et puis avec le mail de la veille je m'attendais tellement à ce qu'il annule... J'ai soigneusement gardé mon téléphone en sonnerie et à porté de main. Et bien sûr il n'a jamais montré signe de vie. Heureusement qu'on avait pas fixé de lieu, parce que sinon j'aurais été capable de m'y rendre, comme une dinde. 
Du coup j'ai passé l'aprem avec une amie, mais quand même on se disait que ne serait-ce qu'envoyer un texto pour prévenir c'était la moindre des choses. Quand je suis rentrée chez moi vers 18h, aucun mail (oui, je suis vintage, j'ai toujours pas internet sur mon téléphone) (lui non plus d'ailleurs). 
Et ô miracle, mail vers 19h, et excuse bidon suprême: il bossait le matin et ensuite il à passé l'aprem sur le campus et il n'a mon numéro que sur les mails. Donc déjà quand quelqu'un que tu as envie de voir (et qui attends ton appel) te file son numéro tu le note dans ton répertoire téléphonique, ensuite les secrétariats de la fac sont fermés jusqu'à demain (je le sais, je cherche à les joindre depuis des semaines) donc je ne vois pas bien ce qu'on peut faire là bas toute une aprem, et pour terminer, si les bâtiments sont ouverts, ils sont munis de nombreux ordinateurs avec une connexion internet gratuite, donc un accès aux mails. 
Je dis ça je dis rien. 
Il s'est excusé, m'a demandé si je lui en voulais, j'allais pas taper une crise, même si je l'avais un peu mauvaise, j'ai dis que de toutes façons j'avais passé l'aprem avec une amie et que donc ça n'avait pas changé grand chose. 
Je comprends pas. C'est lui qui voulais prendre un verre, moi j'étais bien sage dans mon coin. C'est quoi ces comportements de t'envoyer des miettes et de te planter sans être clair? C'est pareil avec l'ancien crush au boulot, il me tend des grosses perches et dès que je me rends ridicule a me retrouver toute seule au milieu de ses potes pouf ça y est il ne m'adresse plus la parole. Dès qu'on se détend on se prend un coup derrière la tête. Et qu'est ce qu'on peut y faire? Rien. 

Je vais continuer de pas me prendre la tête, d'attendre, et je me dis que viendras un jour où un mec aura vraiment envie de me voir, n'attendra pas 3mois pour me consacrer un moment, un moment sans ses potes, qu'il me plaira et qu'il ne prendra pas la fuite. 

"ça sera avec un immense plaisir que je prendrais un verre avec toi." Pfff. 

mardi 21 août 2012

Torture?

Je me suis réveillée il y a 10 minutes et je suis encore choquée. Mon cerveau étant encore embrumé, il faudra excuser mes fautes et mes tournures de phrases peut être douteuses. 
J'ai fais un/une (?) inception de cauchemars: 6 cauchemars les uns dans les autres. Je pensais m'être réveillée et je me rendais compte qu'en fait non, et je replongeais. Et quand je replongeais, c'était de la pure torture psychologique, faite par des êtres chers. 
J'ai l'impression d'avoir lutté pendant 10h. Quand je me suis vraiment réveillée, je n'étais même pas sûre d'être bien réveillée, là je doute moins, ça fait 15minutes et toujours pas de violence. Dans les premières minutes de réveil, la première chose que je me suis dis: "je ne veux plus jamais dormir". Là j'ai allumé la télé. Je ne sais pas combien de temps. 

Ma question est simple: comment? Pourquoi? C'est mon cerveau qui m'envoie toutes ces images, je fais au moins un cauchemar par mois (j'entends par là cauchemars qui me réveille en sueur et où je cogite pendant plusieurs jours après), quel est l'intérêt? Pourquoi mon inconscient m'inflige ça? Qu'est ce que je dois comprendre? Le dernier que j'ai fais, était très précis et par chance je l'ai fais la veille de ma psy, elle m'a donc aidé à y réfléchir. Mais là, je n'ai presque plus de souvenirs, juste quelques uns, et je me souviens très nettement de pics d'espoirs et de pics de frayeur. Je me souviens aussi que c'était tellement horrible (voix dans la tête) que j'ai souhaité mourir (je voulais juste me rendormir pour que ça cesse mais quand je fermais les yeux c'était pire). Et surtout je ne la vois pas avant plusieurs semaines. 

Je vais essayer de me relaxer. Oh, et oui, dans ces moments là j'aurais bien besoin d'un mec, pour me rassurer. 

dimanche 19 août 2012

News

Pas grand chose à raconter ces derniers temps, ou du moins, moins d'envie. Je suis en "vacances" depuis une semaine, je ne travaille que le Samedi, ça me fais du bien, de m'arrêter enfin, même si mes finances ne sont pas franchement brillantes. 
Et le plus important: je pars 5 jours. En vacances. Avec une amie. En Italie. J'ai trooooop hâte! Depuis le temps que je rêve de passer quelques jours en Italie pour lézarder au soleil, boire du vin, visiter et surtout manger! Et vraiment, de partir avec E ça va être super. On part en voiture, aka on peut se lâcher sur les affaires et ne pas se contenter de ce qui rentrera dans un sac pour faciliter le voyage en train, non voi-ture, pas de restriction. Joie. La vie d'adulte c'est merveilleux parfois. 

mercredi 18 juillet 2012

Tous les mêmes?

Il semblerait que la donne ai changé avec un ami. Il semblerait que je sois dans son viseur, qu'il s'imagine que c'est seulement parce qu'il est casé que je ne lui tombe pas dans les bras. Ca me sidère, qu'il se croit irrésistible comme ça, l'amitié homme-femme est-elle donc vraiment bancale? Il le sait pourtant, que des amis-potes mecs, j'en ai, et que peu sont des exs. Quand je lui dis que son "couple" ne rime à rien, ça n'est pas pour pouvoir prendre la place de sa copine une fois qu'il l'aura quittée, non, c'est pour son bonheur, parce qu'il est malheureux avec elle. 
Aujourd'hui je vais prendre un verre avec une connaissance, histoire de le connaître un peu plus, on avait un cours en commun, on avait un peu parlé, je l'ai croisé dans la rue, il m'a laissé son numéro, ça n'engage à rien d'aller prendre un verre. Et voilà l'autre qui fait sa biche effarouchée comme si je partais dans le fond du Larzac avec un mec rencontré sur meetic. 
J'ai toujours été clair avec lui, comme quoi il ne se passerait rien, mais quand je lui dis "tu ne rencontreras jamais une fille bien dans ta situation" je parlais pas de moi bon dieu! 
Depuis hier il essaye de me rendre jalouse à base de "j'ai un plan à Triffouillis les Oies" "j'ai pas envie de t'en parler". Cultive le mystère mec, j'en ai pas grand chose à secouer. "a moins que tu ai mieux à me proposer..." mais t'es bouché ou quoi? Je t'ai dis que j'allais prendre un verre! 
Bref, je trouve ça nul, d'avoir été aussi naïve et de penser que c'était juste de l'amitié ses petites attentions, qu'il ne demanderait rien en retour, j'ai l'impression qu'il essaye de m'acheter. Je sens que là je vais me faire houspiller genre je suis pas contente de plaire, sauf que c'est pas ça, c'est plus malsain, c'est lui qui veut plaire. Il a besoin de plaire, il est extrêmement sûr de lui, personne ne lui résiste, je l'ai présenté a une copine le temps d'une bouffe, elle à halluciné. Il n'accepte pas qu'on puisse ne pas être attiré par lui, que c'est de la chimie, que toutes les attentions du monde ne suffisent pas, c'est comme ça. 
Je suis blasée. 

vendredi 13 juillet 2012

We are Human

En ce moment, je regarde la série Grey's Anatomy, dans l'épisode que je viens de regarder, [Attention spoiler saison 4] un homme dont le parachute ne s'est pas ouvert à survécu à une chute dans le vide de 3600m, sans aucune blessure, et bien sûr il se sent invincible d'être indemne après ça, Meredith, qui à survécu a une noyade (elle est tout de même restée inanimée pendant 2 heures, c'est beau les séries) lui explique alors que ce sentiment d'être invincible passe avec le temps, qu'on redevient lâche et qu'on ne vit pas comme si demain était notre dernier jour sur terre, qu'on ose pas. J'ai eu une naissance difficile, imprévue, chaotique, j'ai passé plusieurs mois en couveuse avant de sortir de l'hôpital, et durant cette période, j'ai fais une septicémie, ça n'est déjà pas particulièrement recommandé chez un humain lambda, mais chez un nourrisson grand prématuré, c'est encore pire. Et pourtant je suis là, mes parents ont sûrement vécu l'enfer pendant des heures, ils n'en parlent pas trop, mais aujourd'hui je suis en excellente santé, hypocondriaque certes, mais c'est tout. On (le destin) m'a mit des bâtons dans les roues dès ma venue sur terre, je pesais 1kg et j'ai décidé que j'allais vivre coûte que coûte, et aujourd'hui, j'ai presque 22ans, et je sais que je ne vis pas ma vie à fond, que si on m'annonçait que j'allais mourir demain, je pleurerais à chaudes larmes de n'avoir rien fais de tout ce que je prévoyais, de n'avoir pas osé, d'avoir eu peur. 
Je ne comprends pas trop, comment je peux être à ce point flippée de l'avenir, flippée de l'organisation, à quel point je rumine, j'enfouis les choses, à quel point je reporte. 
Mais pour certaines choses, je veux le meilleur, je ne compte pas mourir jeune, je veux le meilleur pour après, je ne suis pas au bout de ma vie, je la commence à peine, je me connais à peine. 
Si on m'annonçait que j'allais mourir demain, je pleurerai à chaudes larmes mais je serai fière de ce que je suis, de ce que j'ai accomplit. C'est déjà ça. Mais ça n'arrivera pas. Parce que j'aime l'idée de me dire que je suis une survivante et que je partirai vieille et ridée, que j'aurais vu le Québec, la Nouvelle Zélande, l'Australie, le désert Tunisien, le Japon, l'Islande, les Etats Unis, que j'aurais eu des enfants, un mariage/PACS plein de lanternes et de fleurs, des petits enfants, que j'aurais été fière de ma vie. 

lundi 2 juillet 2012

Ephémère

Hier, après une bouffe, meilleur ami et moi même nous rendions au ciné voir l'âge de glace (et on à bien rigolé d'ailleurs), comme il pleuvait on avait nos parapluie, on papotait sur le chemin, et il me dit "euh on vient de croiser N et J là". 
Rappel : N c'est une bonne copine de promo, on se connaît depuis la L1 et dans mon esprit on était assez proche, en L2 on s'est lié de copinage avec J et E, on était un petit groupe de 4 qui marchait assez bien, E est partit faire sa L3 dans la ville de son copain, on s'est retrouvé à trois: N, J et moi, or, J je la supportais de moins en moins pour diverses raisons, et quand elle m'a craché dessus dans un texto qui ne m'étais pas destiné, j'ai décidé que j'étais trop vieille pour ces conneries, et je l'ai envoyé bouler, en lui balançant tout ce que je ne supportais plus chez elle à la gueule après qu'elle ai fait de même. Je pensais que ça se terminerait là, personnellement je n'avais plus rien à lui dire et j'en ai pas grand chose à faire qu'elle ne puisse plus me blairer, au contraire, au moins on est d'accord sur un point. N et elle sont restées copines, libre à N de toujours l'apprécier, même si quand elle me racontait les crasses qu'elles lui faisait j'avais bien envie de lui dire "et ça t'étonnes venant d'elle?" mais bon, on pouvait bien réussir à se voir toutes les deux. 
Et puis peu à peu, J était constamment aux basques de N, même dans les cours qu'elle ne suivait pas mais que N et moi avions en communs, elle était là. Comme je me suis fais une nouvelle bande de copines supers chouettes, je voulais les présenter à N, elles se connaissent peu, j'ai fais des tas de propositions à N, pour manger à midi entre deux cours (J étant sensée rentrer chez elle), faire des sorties le soir... Et à chaque fois j'ai droit à des excuses du genre "je mange avec J", "j'ai mal aux dents" "j'ai pas de sous" "je suis déjà sortie hier mes parents ne voudront pas" (oui, à 21ans il faut toujours l'autorisation parentale, ça me dépasse mais bon). 
Même quand je lui proposais des sorties juste entre nous elle n'avait pas de sous pour venir (je lui proposais de prendre un verre chez moi, histoire qu'elle ne dépense pas dans un café, mais non, il faut payer le tram). 

Sauf qu'il y a un traître, j'ai nommé facebook. Facebook et ses photos de sorties avec J, ses photos de cocktails à 10€ dans les bars, ses photos prises à 100 mètres de chez moi... 

Et hier, au moment où meilleur ami me signale qu'on vient de les croiser sans que je ne les voient, je me retourne, les regarde s'éloigner et j'entends un sublime "salope!". 

N que j'ai écouté et conseillée dans ses histoires de coeur, N à qui j'ai corrigé le cv et la lettre de motivation il y a à peine quelques semaines. Je suis juste déçue. Des amies formidables, j'en ai, mais je suis déçue d'en perdre une pour des raisons aussi lâches. 

vendredi 22 juin 2012

Good vibes

Je suis dans une bonne dynamique, je tourne moins en rond, je réorganise mon appart', j'ai de nouvelles idées de menus, envie de nouvelles choses, je vois de nouveaux gens... Je me prends moins la tête, c'est cool. 

J'ai réfléchis à propos de F. le mec avec qui j'étais allée prendre un verre qui c'était bien passé mais sans plus, je ne voulais pas le revoir sans lui faire comprendre que pour l'instant je n'envisageais rien de plus qu'une possible amitié. Et ô surprise, il l'a très bien pris! Ca m'embêtait de ne plus le voir du tout parce qu'on s'était bien entendu, et manifestement ça l'aurait embêté aussi de ne plus me voir sous prétexte que c'était un genre de rendez-vous raté. 

Hier un mec de ma promo qui m'intéressait un peu à refait son apparition, on s'est croisé dans la rue, on à discuté un peu, je ne sais toujours pas comment le prendre, on s'entend très bien, et il m'a rappelé qu'on avait prévu d'aller prendre un verre un jour. Oh, si je dis que je ne sais pas comment le prendre, c'est parce que d'après un certain réseau social, il à une copine. 

Ma grosse interrogation est qu'en fait, je me demande si je sais vraiment faire comprendre à un mec qu'il me plaît, et si je sais "draguer" (j'aime pas ce mot)? 
Automatiquement, si un mec me plaît, je vais avoir tendance à me dire qu'il faut que je reste naturelle, et donc je vais me comporter comme je me comporte avec mes potes. De temps en temps je glisse un petit compliment mais bon, pour mes potes aussi je le fais. Donc là je suis vraiment en train d'essayer de me remémorer les dernières fois où j'ai tenté d'attirer quelqu'un dans mes filets, pour le Beau, bah j'avais pas beaucoup de marge de manoeuvre alors je me suis contentée de le regarder tout le temps, et de lui parler avec n'importe quel prétexte, ça c'est la partie "je te montre que tu m'intéresse", mais après? Après bah rien, faut croire que je mise sur mon "charme naturel" mais disons les choses: ça ne marche pas, puisqu'un ami m'a clairement dit "avec toi on sait pas". 

Au secours, je dois apprendre à draguer.