mardi 1 avril 2014

It's ok not to be ok

Pour la petite histoire, il ne m'a jamais répondu quand je l'ai relancé pour le revoir. Tant pis. Depuis j'ai supprimé mon compte adopte, j'estimais que j'avais fait le tour, et qu'après tout je n'étais peut être pas prête. 

Je me le dis ce soir en tout cas, et comment je le sais? Parce qu'on vient de me prescrire un léger anti-dépresseur. Drama. Rien que le mot fait peur hein? Je m'y attendais hein, mais je me faisais la cruelle réflexion que si c'était pas si mal vu d'aller mal, d'avoir des troubles anxieux dépressifs comme c'est donc mon cas, peut être que je me sentirais moins mal, peut être que je ne culpabiliserai pas. 
Parce que oui je culpabilise un peu quand même. Mais après tout le traitement est là pour ça. Pour que j'arrête, de penser, de me dénigrer, de tenir compte de l'image que je renvoie. 

Je me sens inutile depuis environ 6mois, je passe mon temps à me demander pourquoi, qu'est ce que je fais là, à quoi je sers, quelle est mon utilité, est ce que je mérite ma place d'humaine parmi les vivants, est ce que ça serait bien grave si je n'existais pas? Attention je ne parle pas d'idées suicidaires, je ne veux pas mourir c'est bien le contraire, mais est ce que je change quelque chose? Ma vie vaut-elle la peine? Parce qu'on me balance à la tronche que ça n'est pas normal que personne ne soit fou amoureux de moi, que je n'ai même pas beaucoup d'amis alors à quoi bon? Et vous savez le plus triste? C'est que la seule chose que je trouve à répondre, c'est que si je n'existais pas, personne d'autre n'aimerait mon chat, parce que tout le monde le déteste et le trouve chiant voire en a peur. 

Alors voilà, je dois aller mieux, et je n'y arrive plus toute seule. J'ai trop d'angoisses, je m'épuise à tenter de les résorber, je m'épuise à penser, à chercher à justifier mon existence. 
Je ne dois pas le vivre comme un échec, je refuse de le prendre comme un échec. 

Je veux aller bien. Je veux me sentir à ma place. Et qui pourrait m'aimer follement quand je doute tellement de ma simple existence? 

lundi 3 mars 2014

J'ai eu un rdv

Oui oui. Avec un mec, on est allés boire un verre. Il y a environ 15 jours j'ai craqué et je me suis ré-ré-ré-ré-inscrite sur un fameux site de rencontres rose bonbon aux allures de supermarché. J'y allais franchement à reculons mais de plus en plus de gens me disent "si je t'assure ça peut marcher, j'ai des amis qui se sont rencontrés comme ça", bon, faisons du tri. L'avantage c'est qu'avec les cheveux courts le tri est déjà bien fait, ensuite je sélectionne avec soin en fonction du peu de critères que j'ai. Pour la plupart je ne réponds plus après quelques mails parce qu'il ne se passe rien. Il y en a deux à qui je parle, un qui est assez marrant, on s'entend bien, on parle de tout, mais je ne saurais pas trop me fixer pour l'instant. Et le deuxième avec qui nos conversations étaient assez limitées puisqu'elles étaient complètement fictionnelles: on a vite découvert qu'on avait un bouquin en commun et donc on a uniquement parlé comme si on était dedans, c'était très très bizarre et quand il a proposé qu'on se voit pour prendre un verre j'étais un peu en panique en me demandant si on allait finalement apprendre à se connaître ou continuer dans notre délire très impersonnel. Mais bon j'ai accepté quand même. Ca déjà c'était un vrai challenge pour moi, je n'avais encore jamais sauté le pas de rencontrer un mec irl. 

Et puis ça s'est très bien passé! On s'est très bien entendu, il n'y avait pas de blanc, pas de malaise, c'était très naturel, j'ai pas vu le temps passer, et quand je suis rentrée chez moi je réalisais à peine ce qui venait de se passer. Je ne sais pas ce que ça va donner, mais je suis déjà très contente de la manière dont ça s'est passé, même si je stressais avant d'y aller, j'étais très détendue pendant les 2h qu'on a passé ensemble, même si je n'étais pas dans une optique de drague, simplement parce que je ne sais pas faire et que je ne pensais pas à lui sauter dessus direct. C'était vraiment différents des quelques autres rdv de ce genre que j'ai pu avoir, où on sentait une espèce de tension, là pas du tout! 

Bref, on verra bien! 

dimanche 9 février 2014

Lot of fun

Il m'est arrivé quelque chose d'inédit. Que des inconnus jugent mon célibat comme étant "minable", en soit j'essaye de ne pas en avoir grand chose à faire, que des gens en couple depuis de nombreuses années aient du mal à comprendre ma situation, passe encore. 
Mais qu'une amie, qui a été célibataire pendant une longue période, et qui sort avec un connard de première juste pour le principe de ne pas être seule se foute de la gueule de mon célibat, insinuant que d'ailleurs celui ci ne changera jamais, ça je dois dire que c'était nouveau... 

Enfin je dis une amie, mais manifestement c'était à sens unique, je l'a connait depuis trois ans, elle fait partie d'un petit groupe de quatre, cinq avec moi, nous nous sommes vues avec les autres mais aussi justes nous deux, pour parler, surtout quand elle allait mal dans ses périodes de célibat. 
Et là elle me dit qu'elle ne m'a jamais appréciée, qu'elle s'est toujours forcée à me voir, et je dois avouer que je ne comprends pas un pareil comportement, certaines de ces sorties à deux étaient de son initiative, elle a donc trop de fierté pour avouer qu'elle a merdé ces temps ci? 

Car oui elle a été une amie en carton avec nous, son mec est un con, c'était un fait établi, elle a appris qu'il l'avait trompé au début de leur relation, elle l'a quitté, nous étions là en soutien, j'ai passé trois heures à parler avec elle, à me livrer, à lui expliquer que même si c'était douloureux, même si c'était dur à entendre, il fallait qu'elle essaye de l'oublier, que plus vite elle cessait de le voir, plus vite elle s'en détacherait et serait prête pour un homme qui ne la prendrait pas pour une dinde. Sauf qu'en réalité pendant tout ce temps où nous l'avons soutenu, elle était de nouveau avec lui, sauf qu'elle ne nous l'a jamais dis. Je l'ai découvert par hasard, au détours d'un genre de réseau social où elle l'a affiché publiquement alors que j'étais connectée. Par la suite elle a finit par nous en informer "officiellement", la seule réponse que j'ai apporté à été de m'assurer qu'elle allait bien. Ensuite elle nous a snobé, posant lapins après lapins, sans une once de scrupule, annulant nos sorties sans une excuse. Bien sûr on commençait à se lasser et je n'étais pas particulièrement aimable dans mes messages dans lesquels je lui demandais si elle venait à telle ou telle sortie, et bien entendu son comportement alimentait nos sorties alors qu'elle brillait par son absence. 
Et la voilà qui nous en veut, de ne pas avoir été là, alors que nous n'avons eu cesse de la solliciter pour la voir, d'avoir parlé d'elle, alors qu'il y avait matière puisque nous étions soucieuse de ne plus la voir, si nous n'en avions rien eu à faire elle n'aurait jamais alimenté nos conversations, et enfin d'avoir été sèche avec elle, quand elle a été d'une impolitesse incroyable. 

Je suis juste déçue, parce que nous nous étions expliqués avec elle et une autre amie du groupe il y a quelques jours, qu'après les explications nous avions parlé comme avant, et qu'aujourd'hui elle décide de rompre le contact avec moi et une amie qui n'était pas présente lors de l'explication, quel intérêt de nous demander de nous voir pour "mettre les choses à plat parce que c'est un peu tendu", sous prétexte que je ne me suis pas roulée à ses pieds elle ne m'a jamais apprécié? C'est tellement petit. 

Je suis peut être célibataire, mais je ne sors pas avec un mec qui n'en a rien à faire de moi, je n'ai rien à perdre, quand le bon se présentera, je serais disponible, et non pas engluée dans une relation malsaine. 


vendredi 3 janvier 2014

L'année dernière lors de mon petit bilan et de mes souhaits pour 2013, je souhaitais oublier le Beau, je souhaitais être en paix avec mon célibat, avec une éventuelle surprise de la vie. 
Qu'en est-il? Et bien certes, j'ai oublié le Beau, je peux lui parler normalement, même si ça n'arrive presque jamais, et je m'en fiche. Suis-je en paix avec mon célibat pour autant? Je n'en suis pas si sûre...

Avant c'était une douleur vive, le rejet tout ça, c'était noir, bruyant, brûlant, et douloureux, ma rupture, les rejets successifs...
Depuis? Ca a changé c'est vrai, c'est une douleur plus sourde, ça n'est plus noir, juste gris, c'est moins bruyant, sans goût, même si ça reste douloureux.

Si je devais qualifier ma vie sentimentale, je dirais qu'elle est triste

Et ça devient une fatalité, bien sûr je continue de penser que ça n'est pas "juste", que je mérite d'aimer et d'être aimée en retour, que je mérite de vivre une belle relation. Mais ça n'arrive pas, c'est comme ça. 

C'est triste et c'est dommage. 


dimanche 27 octobre 2013

Bye Mark

Je pleure comme une baleine. J'ai enfin dans les mains le dernier Bridget Jones, en anglais. Bridget Jones c'est mon héroïne depuis dix ans, elle m'a toujours fait rire et m'a toujours redonné espoir, je me suis beaucoup inspirée d'elle dans ma construction, parce qu'elle est avant tout naturelle et qu'elle est tellement attachante et drôle... Ce n'est pas vraiment un spoiler puisque l'auteur l'a annoncé elle même, mais dans ce troisième tome, Bridget, 51ans, est veuve. Mark est mort, et moi je chouine. 
C'est trop bête hein? Mais j'arrive pas à imaginer la fin du livre sans Mark, sans Mr Darcy, LE Darcy, l'homme de sa vie... Et du coup que la vie de Bridget soit dévastée comme ça, bah mon espoir en prends un coup, Bridget est donc condamnée une nouvelle fois au célibat, à la recherche de l'amour, et je ne suis plus sûre de vouloir la garder comme modèle avec un troisième tome comme celui là... Bon j'en suis encore au début, mais ça m'aurait fait du baume au coeur d'au moins partager mon hiver froid avec l'héroïne de mon coeur heureuse qui aurait écrit sur sa grossesse, son mariage raté à cause de sa mère... Bon je n'en suis qu'au début du livre, je verrai bien...

J'ai repris les cours, enfin, et c'était une très grosse semaine, assez angoissante aussi, des cours très denses, très nouveau, en droit par exemple, "je suis désolée, je vous admire, ce que je viens de vous expliquer en 15min, en L1 droit ça prend tout le semestre"... C'est ça dans bien des cours, joie. Et le mémoire, quand on nous à dit que ce qu'on avait fait l'année dernière c'était rien, c'était à peine la moitié, que ce qu'on avait à faire cette année n'avait rien à voir... L'angoisse revient en force, et mes parents ne me soutiennent toujours pas "tu avais déjà été chiante l'année dernière, tu vas pas recommencer cette année!" merci chers parents, c'est juste un travail énorme, j'ai une peur panique de l'échec mais merci pour votre soutien.


mercredi 9 octobre 2013

Dernière ligne

Hm... Pourtant j'avais des choses à raconter, un peu, mais j'ai pris du retard, rattrapons un peu:

J'ai fêté mon anniversaire, avec mes copines. Si beaucoup ont annulées un peu au dernier moment, nous étions quand même 6 dans mon petit appartement, et c'était vraiment super! On a grignoté, picolé et papoté chez moi, puis on est parties dans les bars, on a dansé, on a bu, on a rigolé. A la fermeture on est rentrées, tout était en place, la vaisselle faite, le canapé déplié, tout le monde s'est couché et on a bien dormi, jusqu'à ce que le chat se réveille. C'était vraiment une soirée toute en simplicité et sans fausse note, personne n'a pleuré (alors que ma copine J c'est la spécialiste dès qu'elle a un verre dans le nez), personne n'a été malade (alors que j'ai calculé ce que j'ai bu et je devais dépasser 1,5gr dans le sang...).
Et le lendemain fut parfait, je me suis levée vers 9h, pour nourrir le chat, j'ai un peu rangé, je n'ai même pas eu à prendre de doliprane ou de citrate de bétaïne, quand les filles se sont réveillées elles allaient toutes bien aussi, pas de maux de ventre ou de mal de crâne, j'ai préparé un chouette petit dej qu'on à mangé devant les dessins animés, bien au chaud sous les couettes alors qu'il pleuvait dehors. Ensuite on a papoté, puis j'ai fais des pâtes, et j'ai lu des histoire de Josée l'Obsédée et on a bien rigolé. Bref, un très bon week-end!

Depuis ça va plutôt bien dans l'ensemble, je vois pas mal de copines, je passe de bonnes soirées, bon j'ai été malade pendant un petit bout de temps mais c'est passé. 

Je ne sais plus si je l'ai dis mais je me suis mise au tricot! J'ai fais un bandeau, bon ça m'allait comme un pied alors je l'ai donné à ma soeur mais ça ne lui va pas mieux, il est trop large... Mais c'est moi qui l'ai fait! Et j'ai fais un petit "pyjama" a mug mais il glisse donc je projète d'en faire un autre mieux. Et enfin j'ai fais une petite écharpe pour ma nièce, enfin, quart-de-nièce mais c'est trop long. Mon père va sûrement bientôt la rencontrer et je voulais faire un cadeau, et en plus un cadeau fais main, je suis bien contente. 

Mes cours commencent enfin dans 15 jours. Et je suis morte de peur. Parce que ce que je vais devoir apprendre c'est des trucs qui vont vraiment me servir plus tard, pas comme quand j'en avais rien à faire de la physique chimie parce que je savais que j'en aurais pas trop l'utilité... Je suis en train d'essayer de revoir les cours que j'ai lamentablement foiré l'année dernière et c'est bien dur... Toute cette théorie, toute cette administration à apprendre! Je sais que ça ne sert à rien d'angoisser maintenant mais je ne peux pas m'en empêcher...

Une copine s'est mise en couple, je suis contente pour elle, mais je commence à me sentir vraiment seule, une grande majorité de mes copines sont en couple, depuis longtemps pour certaines, et avec le froid qui revient ça me re-pèse... Et ma mère recommence "ça réchauffe l'hiver d'être à deux" merci maman. Au pire maintenant j'ai un petit tas de fourrure ronronnant qui dort avec moi.

mercredi 11 septembre 2013

Gosh

Aujourd'hui je devais vaquer à diverses occupations sur la fac, notamment prendre un rdv avec un médecin du centre de santé. Pour prendre les rdv il faut passer par l'infirmerie. 
Et j'avoue que j'avais jamais imaginé flasher sur l'infirmier qui allait me donner mon rdv. 
Comme ça. Bim. 
Il est très beau, mais pas que, enfin ça à duré quelques minutes, mais il y avait une attitude, une ambiance sympa, il à remarqué que mon anniversaire était Samedi... 
Bon après je vois pas comment le revoir tout ça... Je sais même pas son prénom.

Mais je me sens bien, je me sens vivante, je sais que je ne suis donc pas complètement faire de pierres, que je peux craquer pour quelqu'un. Même si ça ressemble beaucoup à la manière dont j'ai flashé sur le Beau au boulot, et quand on sait comment ça s'est passé... 

Mais bon là, je n'attends rien.