mercredi 2 juillet 2014

Je ne suis que niaiseries

Tu vas comment? Niaise. 
Je discutais avec une amie du fait de ne pas s’attacher à un mec trop vite tout ça (elle prenait en exemple ce mec avec qui elle avait commencé une relation purement charnelle et avec qui elle est maintenant mariée et tente d’avoir un enfant… La crédibilité de mes amies parfois…) et je lui expliquais mon énorme problème: si carapace j’essaye de me forger, celle ci disparaît instantanément au moment où j’enlève ma culotte. Et je l’ai déjà enlevée quelques fois avec A. 
Autant vous dire, je suis accro, et niaise. 
C’est tellement cool, et tellement effrayant à la fois, tout est simple quand on est ensemble, je n’ai peur de rien, on peut parler de plein de choses, on a même abordé le féminisme et la politique c’est vous dire, et je ne sais pas pourquoi le reste du temps je le passe à stresser. Ou dans un état d’euphorie ça dépend. 
Il est à l’étranger pendant une semaine, on se voit quand il rentre et ensuite c’est moi qui pars, et je n’ai qu’une envie: qu’il vienne avec moi! Le cacher dans ma valise, le faire passer par la fenêtre, visiter Berlin avec lui…
Nous n’avons toujours pas définit notre relation, je n’ai croisé qu’une de ses deux colocs, à qui j’ai simplement dit « bonjour ». Toujours cette même question qui tourne dans ma tête: qu’est ce qui détermine qu’une relation n’est pas seulement de l’ordre de passer du bon temps sous la couette mais implique un cadre plus officiel?

Je veux un cadre officiel, je veux pouvoir moi aussi dire « mon copain » sans en douter puisque pour l’instant seules mes copines l’appellent comme ça et je grommelle que c’est rien de sûr. On est en train de se forger une complicité et je l’apprécie de plus en plus à chaque fois… Je sais qu’on est différents, mais on pourrait justement êtres complémentaires dans nos façons de vivre, chacun apportant à l’autre ce qui lui manque… 

mardi 17 juin 2014

Don't leave me hanging on like a yo-yo

Je me pose des questions. Comme d’habitude vous me direz. 
Le fait est que je ne l’ai pas vu depuis presque une semaine, je lui ai envoyé un texto ce week-end, auquel il a répondu, et puis je me suis dis que j’allais attendre un peu de le laisser me relancer pour se revoir. Mais bien entendu j’ai peur. 
J’ai peur parce que j’ai réalisé un truc: jusqu’à maintenant, comme il est ultra allergique au chat impossible d’aller chez moi: nous allions donc chez lui. Sauf que ce week-end il a déménagé de son appart tout seul… A une colocation. Et je me dis donc, que si on veut repasser une ou plusieurs nuits ensemble, et bien il va falloir qu’il me sorte du placard, qu’il me présente à ses colocs. Et sous quels termes? 
Parce que mes copines me font bien marrer à me dire que j’ai un copain maintenant, mais je ne le définis pas comme ça moi! Parce que j’ai l’impression que rien n’est clair, parce que je ne sais pas comment définir les frontières. Si, je pense que de me présenter à ses potes ou moi au miens en serait une. J’étais terrifiée quand une amie m’a dit « hé mais il doit sûrement jouer Samedi soir avec son groupe pour la fête de la musique, il faut qu’on aille le voir! » je ne me voyais absolument pas ramener mes copines pour leur montrer le mec avec qui j’ai couché trois fois sans qu’on ait établi si on était en couple ou non… Le soulagement quand après avoir fouiné je me suis rendue compte qu’il ne jouait pas du tout en centre ville mais dans l’agglo et que ça serait donc bien compliqué pour nous d’y aller. 


Mais voilà, comme si ça ne suffisait pas d’avoir la trouille de le revoir, j’ai maintenant la trouille de ne pas le revoir. La trouille qu’il ne m’écrive plus pour me proposer quelque chose. La trouille qu’il ne veuille pas s’afficher avec moi. 

samedi 14 juin 2014

Wake me up before you go go

On s'est revus. Mercredi soir, je lui avais envoyé un message pour prendre de ses nouvelles, et il à proposé qu'on se voit. On est allés prendre un verre, manger un bout et j'ai trouvé une excuse bidon pour le faire venir chez moi, j'avais envie qu'il voit mon appart, je voulais que mon appart voit un mec ^^
Sauf qu'au bout d'une heure il a fallut se rendre à l'évidence: il est super allergique à Pattenrond! Il avait les yeux tout rouges, commençait à se moucher et à tousser, du coup j'étais embêtée, je pensais qu'il dormirait chez moi... Et du coup il m'a invité à dormir chez lui, j'ai trouvé ça trop chou! Une heure du matin, me voilà en train de préparer mon sac puisque j'allais directement en stage le lendemain, on est arrivés chez lui et on a donc dormi ensemble, dur de me lever le lendemain...

Je suis persuadée que c'est quelqu'un de bien, de doux, mais comme une idiote je ne peux pas m'empêcher d'avoir un peu peur quand même, peur de m'attacher, ce qui est déjà fait d'ailleurs. 

J'espère que ça ira. 

lundi 9 juin 2014

Alors. J’étais dans un état d’angoisse terrible Mercredi Quand on s’est retrouvé on a décidé du pub où on allait, on a bien parlé, c’était simple et naturel, j’ai juste un peu trop bu, plus d’une pinte c’était une erreur et j’étais un peu pétée. Après on est allé manger un kebab, sauf qu’il n’y avait pas de toilettes dans le dit kebab et que la bière a cet effet terrible, je savais que je n’étais pas en mesure de rentrer chez moi. Et il se trouve que son appartement n’était pas très loin, quelle feinte, du coup je suis allée chez lui, on a continué de discuter, on a regardé des vidéos sur youtube, et voyant 1h approcher j’ai annoncé que j’allais rentrer, il m’a proposé de rester, j’ai décliné, je n’avais pas envie même si il me plait. Je suis partie bien chastement, on ne s’est pas embrassés, j’ai hésité mais je venais de décliner son invitation à rester et je craignais que ça soit un peu étrange.

Vendredi je lui ai proposé qu’on se voit Samedi soir, je bossais jusqu’à 20h, lui jusqu’à 21h, du coup après une journée pleine d’angoisse au boulot, je suis rentrée me préparer avant de le rejoindre. On a mangé en ville, on est allés boire un verre, et en sortant du bar j’ai naturellement marché vers chez lui, je ne voulais pas le ramener chez moi parce que je n’avais pas envie d’avoir le chat dans les pâtes pour notre première nuit. Parce que oui, j’étais bien décidée à rester cette fois ^^
On est donc allés chez lui, et c’était vraiment vraiment chouette. Au début bien sûr on était un peu empotés, mais il était vraiment cool, très prévenant, très doux. Même mes exs qui étaient amoureux de moi n’étaient pas aussi à l’écoute! Et j’étais très contente également parce que je n’étais pas du tout complexée, alors que j’avais toujours eu tendance à l’être, surtout pour une première nuit, et qu’en plus j’ai pris cinq kilos ces dernières années et je ne suis pas forcément à l’aise, mais là, rien, envolés les complexes, c’était reposant! 

Je suis repartie vers 13h le lendemain, on ne s’est rien dit sur la suite, mais je voudrais bien le revoir. 

mercredi 4 juin 2014

Rester calme et zen

Je vais le voir ce soir, on va boire un verre. 

J'ai la nausée, je stress comme pas permis, c'est stupide puisqu'on a déjà parlé pendant une heure et que ça se passait très bien mais voilà, en fait il ne faut pas me proposer de délais, il faut faire comme mon amie qui m'a emmenée courir: me prévenir 10min à l'avance histoire que je n'ai pas le temps de cogiter, parce que là j'ai même fait le topo à ma collègue qui me demandait si j'avais de la fièvre parce que j'ai l'air malade. 

Promis je reviens vite. 

dimanche 1 juin 2014

Let it go

En fin de compte, une fois qu'on a accepté le fait, ça va déjà mieux, de mettre les mots sur ce qui ne va pas. Annoncer à mes parents que j'étais sous traitement, et donc leur parler un peu de tout ce stress qu'ils ne voyaient pas, a rendu nos relations bien plus détendues, ils sont beaucoup plus prévenants avec moi et ça fait du bien mine de rien. En revanche ma soeur est de plus en plus détestable, j'espère qu'elle va vite se calmer parce que ça va pas le faire sur la durée.
Mon mémoire avance bien, sur ce point je suis contente, et puis ça se passe pas trop mal au niveau de mes relations au stage, je commence à connaître un peu les gens.

Bon, en fait j'ai une petite histoire à raconter. Héhé. Je sais plus si j'en ai déjà parlé ici, je regarderais tiens, mais bon je vais faire un petit résumé. 
Noël 2012, au boulot on a besoin de renfort en caisse sur cette période, donc c'est le défilé des interim pour la période des fêtes, principalement des nanas, mais en 2012 il y avait quelques mecs, dont un qui était plutôt mignon, appelons le A. On avait parlé un peu, mais vraiment 10min le temps d'une pause, mais le feeling était bien passé. Sauf qu'après on ne s'était pas vraiment re-croisé, la période de noël terminée, fin des intérim. Sans oublier qu'à cette période j'avais encore la tronche bien tournée vers le Beau puisque je lui donnais mon numéro à ce noël là. 
Faisons un bon, Noël 2013, j'y pensais un peu, me demandant si il allait revenir. Et effectivement ce fut le cas, sauf que pour le coup, on s'est vraiment à peine croisés, on avait pas les mêmes horaires, et surtout on était jamais aux mêmes endroits dans le magasin. Par contre avec une copine interim avec qui j'allais boire des coups, passablement éméchées, on en était venues à parler de lui, en s'avouant qu'on le trouvait toutes les deux bien charmant, et elle me disait qu'elle lui avait un peu parlé et qu'effectivement il était sympa et drôle. Quelques jours plus tard on avait feinté pour savoir dans quel coin il habitait, mais la période de noël finie, rebelotte le voilà partit. 
Et puis il y a une semaine, pas le temps d'aller chez mes parents pour faire ma lessive, je me résigne à aller au lavomatique. Je vais lancer ma machine et repart faire quelques courses, je reviens une heure plus tard, et là, vous vous en doutez: je tombe sur lui! On a parlé pendant une heure, lui devant sa machine qui tournait, moi devant ma machine terminée, mais c'était très sympa, très naturel, on a bien rigolé. Et puis on a échangé nos numéros. 
Là c'était un peu la panique, je savais pas trop quoi faire, lui écrire, l'appeler, attendre? La semaine est passée, et hier, je le vois au boulot, il vient à ma caisse: il a perdu son téléphone, et par conséquent tous les numéros qu'il contenait! Je lui ai donc redonné mon numéro. Et du coup je suis un peu toute retournée, il a perdu tous ses contacts et il se préoccupe de pouvoir me joindre... 

Bref, je reviendrais sûrement vous en parler, mais je suis toute excitée!! 

mardi 1 avril 2014

It's ok not to be ok

Pour la petite histoire, il ne m'a jamais répondu quand je l'ai relancé pour le revoir. Tant pis. Depuis j'ai supprimé mon compte adopte, j'estimais que j'avais fait le tour, et qu'après tout je n'étais peut être pas prête. 

Je me le dis ce soir en tout cas, et comment je le sais? Parce qu'on vient de me prescrire un léger anti-dépresseur. Drama. Rien que le mot fait peur hein? Je m'y attendais hein, mais je me faisais la cruelle réflexion que si c'était pas si mal vu d'aller mal, d'avoir des troubles anxieux dépressifs comme c'est donc mon cas, peut être que je me sentirais moins mal, peut être que je ne culpabiliserai pas. 
Parce que oui je culpabilise un peu quand même. Mais après tout le traitement est là pour ça. Pour que j'arrête, de penser, de me dénigrer, de tenir compte de l'image que je renvoie. 

Je me sens inutile depuis environ 6mois, je passe mon temps à me demander pourquoi, qu'est ce que je fais là, à quoi je sers, quelle est mon utilité, est ce que je mérite ma place d'humaine parmi les vivants, est ce que ça serait bien grave si je n'existais pas? Attention je ne parle pas d'idées suicidaires, je ne veux pas mourir c'est bien le contraire, mais est ce que je change quelque chose? Ma vie vaut-elle la peine? Parce qu'on me balance à la tronche que ça n'est pas normal que personne ne soit fou amoureux de moi, que je n'ai même pas beaucoup d'amis alors à quoi bon? Et vous savez le plus triste? C'est que la seule chose que je trouve à répondre, c'est que si je n'existais pas, personne d'autre n'aimerait mon chat, parce que tout le monde le déteste et le trouve chiant voire en a peur. 

Alors voilà, je dois aller mieux, et je n'y arrive plus toute seule. J'ai trop d'angoisses, je m'épuise à tenter de les résorber, je m'épuise à penser, à chercher à justifier mon existence. 
Je ne dois pas le vivre comme un échec, je refuse de le prendre comme un échec. 

Je veux aller bien. Je veux me sentir à ma place. Et qui pourrait m'aimer follement quand je doute tellement de ma simple existence?